dis-moi ce que tu vois, je te dirai ce que tu regardes... | porcelaine et transfert | 2015
dis-moi ce que tu vois, je te dirai ce que tu regardes… | porcelaine et transfert | 2015
dis-moi ce que tu vois, je te dirai ce que tu regardes... | détail | porcelaine et transfert | 2015
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dis-moi ce que tu vois, je te dirai ce que tu regardes... | détail | bone china | 2015
dis-moi ce que tu vois, je te dirai ce que tu regardes… | détail | bone china | 2015

Les yeux symbolisent l’interface entre le corps et l’esprit. Ils reflètent les émotions, sont les fenêtres de l’âme. Les yeux forgent le regard, le regard construit l’identité.

L’œil ne nous permet pas seulement de voir, il existe en tant que support majeur à la communication. Ce rôle de médiateur en fait un organe essentiel à la survie de nombreuses espèces animales. On se perçoit soi-même, on perçoit les autres, son environnement. Le regard permet d’appréhender la situation.

« Dis-moi ce que tu vois, je te dirai ce que tu regardes » est un travail qui a pris racine dans une obsession personnelle qui questionne la perception de soi-même,  des autres, et de soi-même à travers les autres. Le regard accompagne un vécu et se manifeste dans une réalité présente, il est un va-et-vient sans fin entre ce qui s’est passé, ce qui se produit, ce qui arrivera et ce que l’on imagine.

On se croise du regard, on se voit, on se scrute.

Un regard rassure, attendrit, inquiète, menace.

On fixe le vide, on observe attentivement.

Le regard jauge, juge, accuse, excuse.

On se plait, on se trouve laid.

On se cherche à travers un regard et l’on se perd dans un autre.

L’ambiguité ou le lien qui se crée entre l’oeil en tant qu’organe et le regard en terme de pensée me questionne particulièrement.

Que deviennent ces yeux dépouillés de leur propre corps, nous
suffisent-ils à s’imaginer le reste, pouvons-nous leur attribuer une
expression, une identité?

Et l’absence dans tout ça…